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Une retraite bien méritée pour Richard Gagné porte-parole de la Sûreté du Québec

PHOTOS: VINCENT FRADET PHOTOS: VINCENT FRADET

38 ans de métier dont 25 ans comme porte-parole à la Sûreté du Québec

Québec -Après 38 ans de loyaux services, le sergent Richard Gagné était à sa dernière journée de travail hier au poste de la SQ situé sur le boulevard Pierre Bertrand. Nous avons rencontré un policier ému, mais aussi heureux du devoir accompli. Il a été un témoin des événements majeurs qui ont marqué le Québec de même que de grands changements à la Sûreté du Québec.

À la fin de son CEGEP, il fait son inscription pour la Sûreté du Québec suite aux conseils de son père et de ses amis.

Sa carrière a débuté en 1977 à la Sûreté du Québec à l'âge de 20 ans dans la Vallée-de-la-Matapédia comme patrouilleur puis patrouilleur enquêteur.

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25 années au bureau des communications

En 1990, il fait son entrée au bureau des communications à Chicoutimi, puis quelques années plus tard, il est transféré au bureau des communications du poste de Québec.

Une grande aventure

Il entre le 1er septembre 1990 au bureau des communications de Saguenay. Rapidement, le 3 du même mois, il était demandé sur un événement majeur qui a marqué le Québec et la Sûreté du Québec, c'est la crise d'Oka. Il s'agit de l'une des crises les plus importantes qu'il a pu voir. C'est lors de cette crise que la Sûreté du Québec a procédé à des changements majeurs au niveau des communications. "La Sûreté du Québec avait certaines faiblesses. Avec l'arrivée Robert Poëti et tous les autres dirigeants aux communications, les choses ont changé" a indiqué Richard Gagné.

Il y a eu bien d'autres événements d'envergure où le porte-parole est intervenu, dont le déluge survenu au Saguenay en 1996, les nombreux décès reliés à la collision d'un autocar aux Éboulements en 1997, le Sommet des Amériques en 2001, la tragédie du Lac-Mégantic en 2013 et les enquêtes de dossier concernant les motards.

ÉVÉNEMENTS MARQUANTS

Deux événements ont visiblement marqué le sergent Gagné, la disparition de Cédrika Provencher et un double meurtre survenu à Ste-Monique au Saguenay dans les années 1990.

" Quand on fait les communications, on veut aider les enquêteurs à trouver le suspect et le mettre en accusation."

DSC 2776miniDans le dossier de la disparition de Cédrika Provencher. "Malgré toutes mes compétences, malgré tout le travail qui a été fait autant les enquêteurs sur place et les communications que j'ai décidé de faire, de concert avec les patrons, on n'a pas pu localiser le suspect et le mettre en état d'arrestation. Pour un gars comme moi, c'est une défaite" a indiqué le sergent Gagné.

Toutefois, pour le drame de Ste-Monique, un double meurtre d'un couple de personnes âgées, une stratégie de communication bien établie a permis de le résoudre.

"L'enquête n'allait nulle part"

Le porte-parole et le responsable de l'enquête ont établi une façon de procéder en communication afin de faire avancer l'enquête. "La stratégie a été très bonne, le lendemain lorsque la nouvelle est sortie, les individus ont pu être localisés et accusés."

Ce qui va lui manquer le plus, le contact avec la population, les journalistes et le travail de terrain.

Nous souhaitons une excellente retraite au sergent Richard Gagné, un homme juste qui avait à coeur son travail. 

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