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Décès du pompier Carmel Moreault : La CNESST dévoile les conclusions de son enquête

  • Publié dans DIVERS
Photo archives : Mireille Bouvier Photo archives : Mireille Bouvier

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail qui a coûté la vie à M. Carmel Moreault, pompier volontaire pour la ville de Témiscouata-sur-le-Lac, lors d’une intervention à l’usine Cascades située à Témiscouata-sur-le-Lac le 1er mai 2018.​​

Chronologie de l’accident​​
Le soir de l’accident, vers 19 h 30, un feu s’était déclaré dans la section sécherie de la machine à papier. Un appel a été fait au Service des incendies de la ville de Témiscouata-sur-le-Lac, et des pompiers ont été appelés à combattre l’incendie. Vers 20 h 45, trois pompiers, dont M. Moreault, ont effectué une reconnaissance finale des lieux pour s’assurer qu’il n’y avait plus de foyer d’incendie. Une section d’un conduit de ventilation servant au procédé de séchage du papier, alors surchargé d’eau, est tombée sur M. Moreault, à l’instant où il passait sous celle-ci. Ses collègues l’ont dégagé pour lui venir en aide, puis il a été transporté à l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac, où son décès a été constaté.​​

Les causes de l’accident
L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :​​

la conception du système de ventilation du procédé de séchage a entraîné l’accumulation d’eau à l’intérieur de ce système lors de l’utilisation de l’équipement d’extinction pour un incendie
la quantité d’eau accumulée dans la section du conduit de ventilation du procédé de séchage a provoqué la rupture de ses supports de fixation (attaches) et son effondrement, au moment où le travailleur se trouvait sous cette section du conduit
À la suite de l’accident, la CNESST a interdit l’utilisation du séchoir de la machine à papier. Pour être autorisé à l’utiliser à nouveau, l’employeur, Cascades Emballage carton-caisse Cabano, a dû éliminer le danger de chute du conduit de ventilation de procédé de séchage, en plus d’éliminer le risque que de l’eau s’accumule à l’intérieur.​​

L’employeur ayant installé des systèmes des systèmes de retenue pour stabiliser la charge du conduit de ventilation en cause ainsi qu’un drain pour évacuer l’eau, l’utilisation du séchoir a pu reprendre.​​

Suivis de l’enquête​​
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à l’association sectorielle patronale Prévibois afin que ses membres soient notamment informés de l'importance de limiter l’accumulation de poussière dans la sécherie ainsi que de la possibilité, lors de l’extinction d’un incendie, que de l’eau s’accumule dans des conduits de ventilation du procédé de séchage.​​​

Source: CNESST / Photo archives : Mireille Bouvier

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